

L’éphémère et l’éternel
7 Pistes45 min2022
Le Chant du Monde — Harmonia Mundi
Le 15ème CD dans la collection Le Chant du Monde évoque un thème central dans le cheminement de l’âme – la précarité de ce monde et la pérennité de l’autre monde. D’un morceau à l’autre, Ostad Elahi nous rappelle que tout dans ce monde est en effet périssable et que le bonheur éternel ne se trouve que dans la proximité du Créateur, de l’Un.
“Ce que la vie d’Ostad Elahi nous montre, c’est que lorsque nous regardons en arrière les récits historiques des grands mystiques et sages du passé, et que nous nous demandons parfois « Une personnalité aussi extraordinaire aurait-elle vraiment pu vivre et marcher sur cette terre? », la réponse doit être oui, car c’est l’un d’entre eux qui était récemment parmi nous“.
—Theodore Levin, PhD
Professeur de musique (Arthur R. Virgin)
Dartmouth College
Pour en savoir plus sur l’art et la philosophie de la musique d’Ostad Elahi, voir Jean During, L’âme des sons. Jean During (Editions du Relié, 2001).
Supplique dans la suite de Bâbâ Jalili
Cette supplique fait alterner sonorités aiguës puis graves, mélodies retenues et plus intenses comme par exemple une phrase de shor1 (2’11) qui s’embrase puis s’apaise aussitôt. L’interprète utilise des techniques de jeu différentes, appartenant au tanbur ou au setâr2, pour produire des vagues de notes successives, qui se déroulent en un bourdon permanent sur la note grave.
1 Sorte de roulement effectué par la main droite.2 Le setâr persan est un instrument classique de la famille des luths à manche long. Il avait initialement trois cordes et il est rapporté qu’une 4ᵉ corde fut ajoutée au XVIIIᵉ siècle par Moshtâq Alishâh, mystique extatique et musicien légendaire, maître du setâr. La technique de jeu de la main droite fait intervenir uniquement l’index qui pince les cordes en un mouvement de va-et-vient, alors que la technique d’Ostad Elahi au tanbur utilise les cinq doigts de la main droite.
Liste des pistes
Supplique dans la suite de Bâbâ Jalili
L’éphémère et l’éternel
Supplique dans la suite de Bâbâ Jalili
L’éphémère et l’éternel